Leurs figures, Maurice Barrès

Leurs figures paraît en 1902. Il s’agit du troisième et dernier volet du Roman de l’énergie nationale, la grande fresque romanesque de Maurice Barrès.

L’auteur nous plonge dans les coulisses et dans l’atmosphère des luttes politiques de son époque. Après l’épopée boulangiste dans le précédent volet, cette fois les camarades lorrains se mêlent aux passions provoquées par le scandale de Panama. Un excellent moyen pour le lecteur d’aujourd’hui de découvrir l’état de putréfaction d’une partie du personnel politique de la IIIe République, la dureté des affrontements, le niveau de corruption des élites et l’abaissement moral des acteurs du régime.

Dans ce nouvel et dernier épisode, Barrès éblouit par la précision de sa plume, son sens du récit et la netteté de sa vision pour la France. La trilogie du Roman de l’énergie nationale est à la fois un cours d’histoire magistral, un manuel politique et une œuvre littéraire gigantesque.

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L’appel au soldat, Maurice Barrès

L’appel au soldat paraît en 1900. Il s’agit du deuxième volet du Roman de l’énergie nationale, la grande fresque romanesque de Maurice Barrès.

Les jeunes Lorrains du Lycée de Nancy ont grandi. Certains n’ont pas résisté à l’épreuve du déracinement, d’autres se sont plongés corps et âme dans l’aventure politique. François Sturel, personnage très inspiré de Maurice Barrès lui-même, devient un proche lieutenant du général Boulanger et embrasse la cause boulangiste. Si Les déracinés rappelait l’univers balzacien avec ses personnages ambitieux et conquérants à la Rastignac, L’appel au soldat a quant à lui la sève épique d’un roman de Dumas. Barrès s’y révèle au sommet de son art et déploie un style fougueux et palpitant qui immerge le lecteur dans les coulisses de la foisonnante agitation politique de l’époque.

Chef-d’œuvre littéraire, ce deuxième volet de la fresque est aussi un témoignage vivant où personnages de fiction rencontrent d’authentiques acteurs de la vie politique de la IIIᵉ République.

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Les déracinés, Maurice Barrès

Les déracinés paraît en 1897. Il s’agit du premier volet du Roman de l’énergie nationale, la grande fresque romanesque de Maurice Barrès.

L’histoire commence dans les salles froides du Lycée de Nancy. La classe de philosophie fait la connaissance d’un professeur kantien venu enseigner à ces jeunes Lorrains les nouveaux principes du régime. Un groupe de camarades, influencés par l’autorité du maître, verra d’abord en lui un modèle et un professeur d’énergie. Ils rejoindront bientôt Paris pour y accomplir leurs destins, avant de déchanter pour certains.

Dans ce roman très politique, Maurice Barrès instruit avec brio le procès intellectuel du déracinement qu’il accuse de dénaturer la jeunesse des régions en la coupant de ses attaches et de ses influences culturelles. En pleine IIIe République où règne l’obsession centralisatrice, Barrès met dans la circulation des idées de son temps des concepts politiques et une direction philosophique qui, aujourd’hui encore, forment l’architecture intellectuelle du plaidoyer en faveur de la France.

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L’appel des armes, Ernest Psichari

Dans L’appel des armes qu’il publie en 1913, Ernest Psichari confirme sa rupture avec son milieu intellectuel et familial d’origine. Petit-fils par sa mère d’Ernest Renan et fils de Jean Psichari, il naît et grandit entouré des idées nouvelles de l’époque. Chez les Psichari, le culte de la Raison et du Progrès règne en maître des débats. Socialiste, républicain, anticlérical, dreyfusiste, le clan adhère à toutes les options modernes.

Le petit Ernest s’en imbibera lui-même jusqu’à un certain âge, comme en témoigne sa correspondance. Dans ce roman très inspiré de sa propre vie, il raconte l’histoire d’un jeune homme, Maurice Vincent, fils d’un instituteur antimilitariste qui décide de rejoindre l’armée et avec elle le cortège des idées traditionnelles qu’elle véhicule : honneur, sacrifice, service de la patrie, préparation à la guerre. Vincent, c’est Psichari lui-même.

L’appel des armes est le roman d’une jeunesse en quête d’idéal, de discipline morale et d’absolu. Militaire dans l’artillerie coloniale, Psichari servira plusieurs années dans les colonies et connaîtra les longs séjours dans le désert où il se convertira au Christ. Mobilisé en 1914, il tombe en héros le 22 août de la même année, à l’âge de 31 ans.

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L’argent & l’argent suite, Charles Péguy

« Nous avons été élevés dans un tout autre monde. On peut dire dans le sens le plus rigoureux des termes qu’un enfant élevé dans une ville comme Orléans entre 1873 et 1880 a littéralement touché l’ancienne France, l’ancien peuple, le peuple, tout court, qu’il a littéralement participé de l’ancienne France, du peuple. On peut même dire qu’il en a participé entièrement, car l’ancienne France était encore toute, et intacte. La débâcle s’est faite si je puis dire d’un seul tenant, et en moins de quelques années ».

En 1913, Charles Péguy publie l’argent et l’argent suite. Au sommet de son art, il déploie son incroyable puissance littéraire et déchaîne sa fougue de polémiste contre les destructeurs de la France. Son énergie et sa colère sont une leçon dont nous pouvons encore profiter des fruits un siècle plus tard. Car si les coupables ont changé, le crime continue d’être commis. Entre évocations nostalgiques et refus d’abandonner, Péguy nous électrise par sa révolte communicative et nous emporte par son style unique.

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La grande pitié des églises de France, Maurice Barrès

La grande pitié des églises de France, de Maurice Barrès, paru en 1914, vient d’être réédité. Dans cet ouvrage, le célèbre écrivain déplore l’abandon de beaucoup trop d’églises partout en France, à la suite des lois de Séparation de 1905. Révolté de voir s’écrouler ces monuments de notre conscience nationale, de notre histoire et de notre spiritualité collective, il prend le parti de les sauver. Il est rejoint par beaucoup d’autres consciences de l’époque, et parvient à imposer à la Chambre plusieurs discussions dans lesquelles il alerte ses pairs contre les dangers d’un abandon des édifices religieux.

Dans La grande pitié se trouvent rassemblés ses interventions à la Chambre, ses méditations sur la France des clochers, ses textes en faveur des églises et de la religion. Le lecteur y découvre un Barrès hanté par la défiguration de la France, scandalisé par le règne des « maires sectaires » qui, par anticléricalisme et athéisme militant, laissent souvent les églises de leurs communes s’écrouler pour s’en débarrasser. Les échanges à la Chambre sont rudes, combattifs et inspirants. Relire aujourd’hui ces discussions rappelle qu’il fut un temps où les parlementaires, sans distinction d’opinions politiques, avaient une culture, des lettres et un excellent usage de la langue. Nostalgie…

Publié il y a plus d’un siècle, ce livre est encore terriblement d’actualité à une époque où des églises sont abandonnées à la ruine et à l’oubli, généralement dans l’indifférence. La force du texte de Barrès réside dans sa capacité à fournir aux défenseurs des églises des outils intellectuels, des arguments, des pistes philosophiques et un accès vers l’amour de nos vieilles pierres. En cela, c’est un livre puissant et utile, une pierre importante de l’édifice français. À l’approche de Noël, après une année 2020 au cours de laquelle les fidèles ont été particulièrement malmenés, offrir ou s’offrir La grande pitié des églises de France de Maurice Barrès est comme une manière de se consoler et se ragaillardir !

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